dimanche 24 février 2008

Mandarinettes

Quand je trouve des mandarines, je fais des ... mandarinettes



Et quand je fais des mandarinettes, je finis la journée toute replète



...de mandarinettes

Il n’est pas frais mon vivaneau?



Voici des courses comme je les aime. Je croise complètement par hazard, perdu dans un étal de poisson, un vivaneau joliment coloré aux couleurs tropicales. Ensuite au détour d’un rayon de produit bios, des mandarines et ça c'est quand même rarissime! Des clémentines, évidemment on en trouve souvent à cette saison; mais des mandarines pas vraiment et moi j’adore cette saveur entre la clémentine et le citron vert qui lui est si propre.
Alors c’est parti pour un vivaneau juste couvert de quelques tranches de mandarines, avec quelques graines de baies roses servi avec une sauce mousseline au yuzu.





Pour la cuisson du vivaneau, il vaut mieux surveiller parce que la chair est très fine mais cuit asez vite. Pour 4/6 personnes, il vous faudra:

1 vivaneau d’environ 800gr
2 oeufs
½ verre d’huile de tournesol
2 càs de jus de yuzu
3 mandarines
baies roses
du riz blanc pour accompagner

Préchauffer le four, thermostat 180.
Fourrer le poisson vidé et écaillé de quelques baies roses, et couvrir d’un filet d’huile d’olive. Couper les mandarines en lamelles, ôter les pépins en couvrir le poisson puis enfourner pendant environ 20 min.
Pendant ce temps, préparer la sauce mousseline. Monter les blancs en neige avec une pincée de sel. Faire une mayonnaise avec les jaunes et l’huile, rajouter le jus de juzu, saler et rajouter les blancs en neige, puis servir avec du riz blanc.
Le vivaneau a une chair très fine et très agréable. Je n’en avais jamais cuisiné et se fut une vrai découverte. La mandarine parfume légèrement la chair sans se substituer à sa délicate fraîcheur. La sauce mousseline apporte une petite touche exotiques que l’on peut rajouter pour accompagner ce poisson même si la chair est juteuse, et peut être consommée telle quelle.

vendredi 1 février 2008

Barcelone, où dormir



Il y a une multitude d'hôtels design à Barcelone. En voici un que j’ai testé et qui m’a beaucoup plus, Le Grand Hotel Central , dans lequel je retournerai probablement si je devais me rendre une nouvelle fois à Barcelone.
L’hotel, un immeuble de 1926, a été entièrement refait avec une décoration ultra moderne.
C’est un hôtel confortable, sans être pompeux, très chaleureux, avec un salon très intimiste illuminé par des petite lueurs de bougies et spots lumineux, avec un doux parfums de bougie parfumée.

Le personnel est très attentionné, les chambres « exécutives » sont assez spacieuses (28m2) avec des articles de bain de qualité (c’est bête mais j’y suis sensible!) et surtout le dernier étage offre un panorama exceptionnel avec sa piscine à débordement (toute de même un peu fraîche à cette saison), et ses transats d’où on peut admirer les toits de la veille ville le jour ainsi que un très belle terrasse de l’immeuble voisin, et le ciel étoilé le soir.









Le petit plus, c’est la bibliothèque où l’on peut se poser pour se documenter après de longues marches.
Il est bien situé, au coeur de la ville près des Ramblas, du musée Picasso, du théâtre de la musique. On peut pas mal sillonné autour sans prendre le métro ou le taxi. Je recommande de demander une chambre calme, la grande artère étant assez bruyante, pour être logé à l'arrière de l'hôtel.

Barcelone, le plaisir des yeux

Ce qui m’a donné très envie d’aller à Barcelone, c’est que l’on est sensé y trouver un excellent patrimoine architectural ET une excellente cuisine. Et en effet, on y circule toujours le nez au vent devant toutes ces façades colorés ou dans ces grandes avenues bordées d’immeubles aux courbes extravaguentes de Gaudi. Puis de temps en temps une odeur de tapas vient vous effleurer le nez et l’on se retrouve scotché contre une vitre de bar ou restaurant.



Une visite s’impose à la Sagrada Familia (La Sainte Famille), oeuvre grandiose de Gaudi toujours pas finie d’ailleurs (fin des travaux prévus pour 2022!), cathédrale avec des perspectives étonnement modernes et des vitraux d’où s’infiltrent des sillons de lumière colorés presque magiques. Gaudi y consacra les 40 dernières années de sa vie.







On peut prendre l'ascenseur et monter le long d’une tour, mais ce n’est pas le passage que j’ai préféré, étant assez vite prise de vertige. Ceci étant, ça vaut le coup de s’y aventurer pour admirer de près les décorations ornementales de l’une des tours que l’on devine à peine au sol. Disons qu’une fois la haut, il ne faut pas chercher à deviner les décorations ornementales du bas!



Le Parc Güell avec la maison de Gaudi, maison où il vécu presque 20 ans est un endroit majestueux et étonnant. En retrait de la ville, niché sur une petite colline, ce jardin très surprenant par ces enfilades de colonnes vous enchantera les sens avec ses essences de mimosas et de pins parasols. On y trouve , cohabitant harmonieusement, des structures de pierres, de la céramique et une végétation très dense. Pour rajouter au charme de l’endroit, un guitariste exécutait des grands classiques de musique espagnole au milieux de voûtes et colonnes, airs qui résonnaient jusque dans les allées du jardin.






Admirez le bleu du ciel...



Il y a aussi le Musée Picasso et la collection particulière de Picasso, dont l'architecture du lieu aux grandes voûtes médiévales, vaut à lui seul le détour. Par contre la majorité des oeuvres viennent du Musée Picasso de Paris, donc pour les parisiens qui connaissent déja bien le musée Picasso de Paris, ce n’est qu’un sous ensemble. Je peux paraître blasée mais bon comme il y a pas mal de choses à voir, si les jours vous sont comptés, les habitués du Musée Picasso du Marais peuvent faire une impasse. Ceci étant il y a une belle description de sa période pré parisienne quand il était en Espagne avec des portraits de familles et des peintures de paysages des régions où il a vécu. Ces peintures très classiques montrent à quel point ce génie a exploré bien des sentiers battus avant de se consacrer au cubisme.

A ne pas rater aussi la fondation Juan Miro , qui rappelle la fondation Maeght de Saint Paul de Vence grâce à ses grands espaces et ses grands murs blancs couverts de toiles gigantesques de Fernand Leger, Braque, Juan Miro, quelques Picasso aussi et des scultures de Giacometti. Nous sommes arrivés malheureusement trop tard pour pouvoir voir toute la collection (le dimanche le musée est ouvert jusqu’à 14h30), et il faut bien y consacrer 2 bonnes heures.